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Réduisons nos déchets cosmétiques : le corps

bandeau chapitre 3 réduisons nos déchets cosmétiques le corps

Dans la continuité de notre dossier sur la réduction des déchets cosmétiques, nous abordons aujourd’hui un nouveau chapitre. Comment réduire nos déchets dans la salle de bain, et prendre soin de notre corpsJ’ai entrepris cette démarche, quand j’ai débuté la fabrication de mes propres cosmétiques, et je voulais partager avec vous ces alternatives qui existent. Je vous explique mon quotidien dans la salle de bains. Ayant pour objectif d’utiliser uniquement des produits réutilisables, qui réduisent la pollution cosmétique tout en étant efficaces. 

Voici les thèmes de ce dossier :

  • Introduction : les déchets cosmétiques en quelques mots (dans chaque chapitre)
  • Les cheveux (chapitre I)
  • Le visage (chapitre II)
  • Le corps (chapitre III)
  • L’hygiène dentaire et auriculaire (chapitre IV)

Les Déchets cosmétiques en quelques mots

Pour débuter, il me semble judicieux de rappeler la définition d’un cosmétique : un produit cosmétique est une « substance ou un mélange destiné à être mis en contact avec les parties superficielles du corps humain (l’épiderme, les systèmes pileux et capillaire, les ongles, les lèvres et les organes génitaux externes) ou avec les dents et les muqueuses buccales, en vue, exclusivement ou principalement, de les nettoyer, de les parfumer, d’en modifier l’aspect, de les protéger, de les maintenir en bon état ou de corriger les odeurs corporelles”. Source le site santé-gouv 

En 2015, l’institut de sondage Ipsos publie un bilan assez inquiétant sur les déchets cosmétiques créés par les français. En effet, il en ressort que 75 000 tonnes de produits cosmétiques et d’hygiène sont jetés. Des déchets, qui ne sont malheureusement pas triés la plupart du temps. Il arrive que l’on jette dans la cuvette des toilettes certaines choses pensant que cela n’aura pas d’impact sur l’environnement. Or, tous ces déchets-là, parmi d’autres, sont rejetés dans les océans, qui sont aujourd’hui pollués. À tel point que plusieurs scientifiques ont rebaptisé une zone au large de la côte ouest des Etats-Unis le 7ème Continent.

L’association Surfrider Europe, qui se bat pour la protection des océans et du littoral, a récolté en 2015 plus de 16 000 coton-tiges sur les plages et les bords de rivières. Pour vous donner une idée, cela représente 3 fois et demi la hauteur de la tour Eiffel, lorsque l’on les met bout à bout. Autre exemple assez alarmant, celui des brosses à dents en plastique. Ces dernières créent plus de 1400 tonnes de déchets chaque année. Le plastique n’étant pas recyclage (seuls les bouteilles et les flacons se recyclent), cela crée des déchets qui empoisonnent notre environnement et la biodiversité. Je ne vous parle pas des tubes de dentifrice en plastique et ses composants néfastes qui s’ajoutent à cette pollution due aux cosmétiques.

La marque de cosmétiques solide Lamazuna, poste chaque mois un bilan des déchets qui ont été évités (selon leurs ventes). Consommer autrement permet donc réellement de protéger la nature.

lamazuna bilan réduisons nos déchets cosmétiques

Aujourd’hui, le problème de la pollution plastique ne peut plus être ignoré. Il faut que nous fassions notre part et agissions en être responsable. Beaucoup de marques proposent des alternatives et relayent des conseils pour pouvoir consommer sainement.

Un autre problème de pollution dû au maquillage est présent dans bon nombre de nos salles de bains. Celui des cotons démaquillants. En effet, étant faits en coton, on ne s’imagine pas que cela peut polluer. Malheureusement, ils créent tout autant de déchets si ce n’est plus, car ils sont jetés quotidiennement. De plus, la culture du coton conventionnel est la plus polluante au monde, car elle requiert énormément d’eau. Selon Consoglobe, une femme utilise en moyenne, 6 cotons par jour pour se démaquiller. Ceci équivaut à 180 cotons par mois et 2160 par an !

Réduisons nos déchets cosmétiques en pensant différemment. Pensons à la planète avant tout. De plus, cette consommation quotidienne nous coûte cher. Les solutions que je vous propose ci-dessous, sont non seulement écologiques mais aussi économiques. Ne donnons pas d’argent pour payer les services marketing de ces grandes marques peu scrupuleuses. Sachez que je suis issue d’une formation en communication et en marketing donc je sais de quoi je parle.réduisons nos déchets cosmétiques

Gommage

Il existe plusieurs manières d’exfolier son corps pour enlever nos peaux mortes. Le gommage favorise une meilleure circulation sanguine, et aide la peau à se régénérer. Nous allons tout d’abord mentionner les accessoires de cosmétiques zéro déchet.

  • L’éponge Loofa (loofah ou luffa)

    Utilisée par les égyptiens pour leurs soins de beauté, cette éponge est 100 % naturelle. C’est en effet, l’éponge loofa est créée à partir du fruit de la courge éponge, que l’on fait sécher. Après avoir séché, elle est vidée de ses graines, puis blanchit dans l’eau bouillante. Elle s’utilise sous la douche, avec votre savon noir, ou d’Alep. Rincez à l’eau froide, pour resserrer les pores. L’éponge loofa favorise une meilleure circulation sanguine et lutte contre la cellulite. Elle élimine également toutes les peaux mortes, et les impuretés. À utiliser une fois par semaine, surtout pour les peaux les plus sensibles. Après chaque utilisation, pensez à bien hydrater votre peau, avec votre soin habituel.

  • Le Mhakka

    Pierre ponce venue du Maroc, elle est fabriquée à base d’argile. Cette poterie d’argile est sculptée, et est en relief. On la retrouve souvent dans les hammams, pour éliminer les peaux mortes les plus récalcitrantes. Elle est également efficace sur les callosités, et la corne aux pieds. Elle s’utilise sur peau mouillée et dans la tradition, avec du savon noir. Il faut tout d’abord mouiller la peau à l’eau chaude pour dilater les pores. Appliquez ensuite, le savon noir et laissez poser quelques minutes. Rincez à l’eau chaude, puis effectuer le gommage avec le mhakka. Rincez à l’eau froide, pour resserrer les pores. Le mhakka lutte également contre la cellulite (massages circulaires), et favorise la circulation du sang. À utiliser 1 à 2 fois par semaine. Il faut également hydrater sa peau après utilisation ; avec de l’huile d’Argan par exemple.

  • Le Kessa

    Le gant de gommage le plus connu. Provenant également du Maroc, ce gant était autrefois fabriqué en poil de chèvre. Comme ici, on est le plus possible vegan, il existe heureusement,  des versions synthétiques BIO. Le kessa s’utilise de la même façon que le mhekka. Sur une peau mouillée, lavée au savon noir, et rincée, faites des mouvement circulaires avec votre gant. Appliquez ensuite une huile végétale ou une crème pour hydrater, et apaiser votre peau. Vous pourrez avoir quelques rougeurs après l’utilisation de ces trois accessoires de gommage.

réduction des déchets cosmétiques : gommage corps

Si vous souhaitez faire un gommage hydratant et nourrissant à la fois, voici une petite recette maison, sans aucun accessoire :

Huile de coco + marc de café + gros sel

Si vous voulez réaliser ce gommage en grande quantité, pour le garder plusieurs jours voir semaines, il faudra ajouter un anti-oxydant. En effet, pour éviter le rancissement de votre huile et donc jeter votre mélange, ajoutez de la Vitamine E. Il faudra compter entre 0,02 % à 0,2 % du poids total de votre huile végétale. Exemple :

  1. pour 100 g d’huile végétale, il faudra 0,2 g de vitamine E (0,2 %)
  2. 0,2 / 0,95 = 0,21 ml (pour convertir des g en ml, il faut diviser les g par la densité, qui pour la vitamine E est de 0,95)
  3. 1 ml de vitamine E = 32 gouttes, donc 0,21 x 32 = 6,72
  4. On arrondit à la valeur supérieure. Il vous faudra donc 7 gouttes de Vitamine E pour 100 ml d’huile végétale

Le lavage

Pour laver votre corps sans assécher votre peau, je vous conseille les mêmes savons que pour laver votre visage ; le savon surgras. Leur emballage (s’ils en ont), est généralement recyclable ou recyclé. Ceux-ci vous permettent donc de réduire vos déchets cosmétiques. Il existe plusieurs marques qui utilisent la méthode de la saponification à froid, qui est sans impact sur l’environnement, et hydrate votre peau.

La Saponification à froid

La technique de la saponification à froid consiste à mélanger 3 ingrédients : de la soude caustique, de l’eau et de la graisse. Il peut s’agir de graisse animale ou végétale. Nous ne nous intéresserons uniquement à la graisse végétale, c’est-à-dire, les huiles et beurres végétaux. Comme son nome l’indique, la saponification à froid ne nécessite pas de chauffe. Ce sont les actions de mélanger, puis de remuer la soude caustique, et l’eau avec les graisses, qui forment la pâte à savon. Cette réaction chimique entre ces éléments s’appelle la saponification.

À cette pâte à savon, vous pouvez y ajouter des huiles essentielles, des colorants naturels, etc. Vous pourrez/voudrez également ajouter un pourcentage d’huile végétale supplémentaire, qui ne sera pas saponifiée. Ce sera le pourcentage de sugraissage. Vous pouvez le voir sur certaines étiquettes ; savon surgras 8 %, par exemple.

Le mélange va s’auto-chauffer et entraîner la saponification. Avant de pouvoir utiliser un savon que l’on réalise, il faut qu’il fasse une cure d’au moins 4 semaines. C’est pendant cette période que la saponification va se faire entièrement. Après 4 semaines, vous obtiendrez un produit qui contient du savon + de la glycérine naturelle. Cette glycérine créée, est un excellent agent hydratant, humectant, et émollient. Elle permet de capter l’humidité, de la retenir sur la peau, mais également de détendre et d’adoucir les tissus. Le surgraissage en huiles ou beurres végétaux, permet de nourrir et protéger la peau.

L’apprentissage

Si vous souhaitez réaliser vos propres savons, je vous invite à visiter le blog de Biotenaturelle, qui a écrit un article très complet et instructif sur “comment faire son savon”. Il existe aussi plusieurs ouvrages, notamment celui de Leanne & Sylvain Chevallier, qui a été très formateur pour moi : Je crée mes savons au naturel.Je crée mes savons au naturel : réduire ses déchets cosmétiques

N’hésitez pas à découvrir sur youtube, des vidéos d’amateurs ou professionnels qui fabriquent artisanalement leurs savons, et en font des vraies œuvres d’art : Royalty swap, Kapia Mera swap, Soap Queen, Ariane Arsenault. En avant pour la réduction des déchets cosmétiques avec les savons faits maison !

Hydrater & nourrir sa peau

L’hydratation

Avant toute chose, il faut savoir que la peau est imperméable à l’eau. Si non, comment ferait-on lorsqu’il pleut ou qu’on se baigne ? Nous serions une véritable éponge. Notre corps est composé environ à 65 % d’eau, et notre peau fait barrière à son évaporation totale. Par contre, elle est capable d’éliminer de l’eau via la respiration, la transpiration, etc. On compense cette perte en eau, avec notre alimentation, et l’eau que l’on boit au quotidien. Il faut boire environ 1,5 L d’eau par jour.

Malheureusement, la peau peut montrer des signes de déshydratation lorsque les apports en eau, ne compensent pas les pertes. Les signes visibles se traduisent par des tiraillements, la “peau de crocodile”, peau sèche, ridules, etc. Il faut donc penser à boire, pour avoir une peau bien hydratée. Une alimentation déséquilibrée, le stress, la fatigue, tabagisme, etc., sont des facteurs de déshydratation de la peau.

Dire qu’une crème va hydrater votre peau, c’est donc jouer avec les mots. On peut croire que l’eau contenue dans une crème va hydrater. Hélas comme la peau est imperméable à l’eau, elle va s’évaporer. En revanche, les corps gras contenus dans vos crèmes (huiles et beurres végétaux), et certains actifs cosmétiques humectants, vont protéger la peau, et agir comme une barrière. En effet, ils vont former un film non-occlusif, qui aura pour rôle d’empêcher l’eau de s’évaporer.

Quels produits utiliser pour hydrater et nourrir ma peau ?

Les lipides contenus dans les huiles et beurres végétaux ont pour rôle de nourrir votre peau. Les huiles et beurres végétaux ont pour rôle de protéger le film hydrolipidique de l’épiderme. Plus le film hydrolipidique est fragile, plus les peaux sont sèches. Ils faudra utiliser plus régulièrement une huile ou un beurre végétal, mais aussi choisir les plus riches. À l’inverse pour les peaux grasses, il faudra utiliser des huiles végétales qui pénètrent facilement la peau, et qui sont sébo-régulatrices.

Pour réduire vos déchets cosmétiques, vous pouvez concocter vous-même votre soin “minute”, en mélangeant du gel d’aloé vera avec l’huile végétale de votre choix. Un mélange va se créer (mais attention les deux ingrédients ne sont pas miscibles). Je vous propose donc une petite recette minute pour hydrater et nourrir votre corps. Dans un bol, mélangez à l’aide d’un mini fouet, 4 cuillères à soupe (au minimum) d’huile végétale d’avocat avec 4 cuillères à soupe (au minimum) de gel d’aloe vera. Fouettez jusqu’à obtenir un mélange homogène, puis appliquez sur votre corps. Les quantités dépendent de votre morphologie, donc n’hésitez pas à les ajuster.

Merci pour la lecture, à très vite,

 

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Chapitre 2 : Réduisons nos déchets cosmétiques : le Visage

chapitre 2 - réduisons nos déchets cosmétiques : le visage

Il y a quelques mois, j’ai eu la chance d’animer un atelier/conférence au salon “Vivre Autrement”. J’avais choisi le thème Réduisons nos déchets cosmétiques. En effet, c’est une démarche que j’ai entreprise quand j’ai débuté la fabrication de mes propres cosmétiques, et je voulais partager avec vous ces alternatives qui existent. Dans ces articles issus du dossier Réduisons nos déchets cosmétiques, je vais vous expliquer mon quotidien dans la salle de bains. Ayant pour objectif d’utiliser uniquement des produits qui réduisent la pollution cosmétique tout en étant efficaces. Ce dossier abordera plusieurs thèmes, comme celui auquel nous nous intéressons aujourd’hui : le visage.

Voici les thèmes qui seront traités dans ce dossier :

  • Introduction : les déchets cosmétiques en quelques mots (dans chaque chapitre)
  • Les cheveux (chapitre I)
  • Le visage (chapitre II)
  • Le corps (chapitre III)
  • L’hygiène dentaire et auriculaire (chapitre IV)

Les Déchets cosmétiques en quelques mots

Pour débuter, il me semble judicieux de rappeler la définition d’un cosmétique : un produit cosmétique est une « substance ou un mélange destiné à être mis en contact avec les parties superficielles du corps humain (l’épiderme, les systèmes pileux et capillaire, les ongles, les lèvres et les organes génitaux externes) ou avec les dents et les muqueuses buccales, en vue, exclusivement ou principalement, de les nettoyer, de les parfumer, d’en modifier l’aspect, de les protéger, de les maintenir en bon état ou de corriger les odeurs corporelles”. Source le site santé-gouv 

En 2015, l’institut de sondage Ipsos publie un bilan assez inquiétant sur les déchets cosmétiques créés par les français. En effet, il en ressort que 75 000 tonnes de produits cosmétiques et d’hygiène sont jetés. Des déchets, qui ne sont malheureusement pas triés la plupart du temps. Il arrive que l’on jette dans la cuvette des toilettes certaines choses pensant que cela n’aura pas d’impact sur l’environnement. Or, tous ces déchets-là, parmi d’autres, sont rejetés dans les océans, qui sont aujourd’hui pollués. À tel point que plusieurs scientifiques ont rebaptisé une zone au large de la côte ouest des Etats-Unis le 7ème Continent.

L’association Surfrider Europe, qui se bat pour la protection des océans et du littoral, a récolté en 2015 plus de 16 000 coton-tiges sur les plages et les bords de rivières. Pour vous donner une idée, cela représente 3 fois et demi la hauteur de la tour Eiffel, lorsque l’on les met bout à bout. Autre exemple assez alarmant, celui des brosses à dents en plastique. Ces dernières créent plus de 1400 tonnes de déchets chaque année. Le plastique n’étant pas recyclable (seuls les bouteilles et les flacons se recyclent), cela crée des déchets qui empoisonnent notre environnement et la biodiversité. Je ne vous parle pas des tubes de dentifrice en plastique et ses composants néfaste qui s’ajoutent à cette pollution due aux cosmétiques.

Aujourd’hui, le problème de la pollution plastique ne peut plus être ignoré. Il faut que nous fassions notre part et agissions en être responsable. Beaucoup de marques proposent des alternatives et relayent des conseils pour pouvoir consommer sainement.

Un autre problème de pollution dû au maquillage est présent dans bon nombre de nos salles de bains. Celui des cotons démaquillants. En effet, étant faits en coton, on ne s’imagine pas que cela peut polluer. Malheureusement, ils créent tout autant de déchets si ce n’est plus, car ils sont jetés quotidiennement. De plus, la culture du coton conventionnel est la plus polluante au monde, car elle requiert énormément d’eau. Selon Consoglobe, une femme utilise en moyenne, 6 cotons par jour pour se démaquiller. Ceci équivaut à 180 cotons par mois et 2160 par an !

Réduisons nos déchets cosmétiques en pensant différemment. Pensons à la planète avant tout. De plus, cette consommation quotidienne nous coûte cher. Les solutions que je vous propose ci-dessous, sont non seulement écologiques mais aussi économiques. Ne donnons pas d’argent pour payer les services marketing de ces grandes marques peu scrupuleuses. Sachez que je suis issue d’une formation en communication et en marketing donc je sais de quoi je parle.réduisons nos déchets cosmétiques

          Prendre soin de son visage :

Le démaquillage : comme nous l’avons vu plus haut, exit les cotons démaquillants à usage unique. Il existe aujourd’hui plusieurs solutions pour réduire ces déchets cosmétiques. La plus connue est celle des cotons en coton bio lavables et réutilisables. Plusieurs marques excellent avec ces produits, cependant quelle que soit celle que vous choisissez, je vous conseille de toujours choisir les cotons en matière coton bio. En effet, les autres matières tissus ne sont pas assurées bio. Il suffit de le lire sur les descriptifs produits, aucun mention bio n’apparaît. Malgré cela, je sais que la culture du coton demande beaucoup d’eau, donc à vous de voir ce que vous préférez. Les textures selon les matières sont, elles aussi différentes.

Pour utiliser les cotons démaquillants lavables, il suffit de mettre verser un peu de votre produit démaquillant. Pour ma part, j’utilise de l’huile de ricin pour les yeux et de jojoba pour le visage quand j’ai de la poudre. Ils peuvent également s’utiliser mouillés ou humidifiés. Avec de l’hydrolat par exemple.cotons lavables réutilisables pour réduire ses déchets cosmétiques

Le lavage : laver son visage en douceur tout en tant efficace, est souvent une notion que l’on a du mal à entendre. En effet, on a tendance à associer nettoyage efficace avec méthodes et produits décapants. Lorsqu’il s’agit d’une peau grasse ou à problèmes, on utilise d’autant plus de méthodes et de produits qui agressent et fragilisent. Quel que soit votre type de peau, lavez votre visage matin et soir. En effet, c’est la partie du corps qui est la plus exposée; pollution, maquillage, etc. Le matin pour tonifier sa peau, se nettoyer et se rafraîchir, et le soir pour éliminer les impuretés accumulées au long de la journée.

Je vous propose ici plusieurs solutions écologiques et efficaces, qui se rapprochent du zéro déchet. Tout d’abord, oubliez les produits achetés en grande surface ou parapharmacie. Nous avons pu nous en rendre compte grâce à la dernière enquête de 60 millions de consommateurs. Force est de constater que certains d’entre eux sont nocifs.

Pour un lavage du visage en douceur, je vous conseille d’utiliser des savons surgiras saponifiés à froid. Il en existe plusieurs types; peaux grasses, acnéiques, normales, sèches, etc. Pour être sûr de ne pas vous tromper, rendez-vous sur slow-cosmétique.com , qui vous proposera un panel de marques éthiques. Je cite entre autres Gaïa (marque qui fabrique ses savons en Auvergne/Rhône-Alpes), Clémence et Vivien, ou la Savonnerie bourbonnaise. Si vous préférez les réaliser vous-mêmes, c’est une activité très ludique et artistique.

lavage visage : réduisons nos déchets cosmétiques

Pour nettoyer le visage en profondeur, exfolier et désincruster les pores, je vous propose deux solutions. Ces deux solutions qui viennent d’Asie, peuvent être utilisées seules, ou avec un produit nettoyant doux (type savon surgras).

La première est la brosse en bois pour le visage, avec ses fibres synthétiques. Elle vient de Corée du Sud, et permet de lutter contre les points noirs et ratifie la peau. Elle est donc plus destinée aux peaux grasses et peaux à imperfections, mais la douceur des poils est toujours agréable pour tous les types de peau. Cette brosse permet de lisser la peau et éliminer toutes les impuretés, ce qui permettra à votre maquillage de tenir plus longtemps.

Cependant, cette brosse ne s’utilise pas tous les jours. Pour les peaux normales à grasses, utilisez-là 3 fois par semaine, et de préférence, le soir (efficacité optimale après la journée). Pour tous les autres types de peaux, 1 à 2 fois par semaine. Elle s’utilise mouillée, sur une peau humidifiée. Appliquez votre produit nettoyant sur la brosse et massez-vous le visage. Nul besoin d’appuyer, au contraire, vous risquerez de ne pas profiter des sensations agréables. Après utilisation, rincez-là bien et accrochez-la tête en bas, pour qu’elle sèche. Le séchage de brosse est assez long. Pour ma part, j’utilise un savon surgras, car il est doux. N’utilisez pas de produits trop décapants, l’usage de la brosse démultiplie les effets du nettoyage.

La seconde solution est l’éponge Konjac. Venue tout droit d’Asie, elle est utilisée pour les peaux de bébés (pour vous dire à quel point elle est douce). 100 % naturelle et biodégradable, elle est fabriquée avec la racine d’«Amorphophallus Konjac » et de l”eau. Elle se conserve 3 mois, et permet donc de réduire les déchets cosmétiques, de par sa longévité.

Achetez-la toujours sèche et dure, car elle gonflera au contact de l’eau. Si vous l’achetez déjà molle, cela veut dire que votre éponge contient de l’eau, et donc un conservateur. Cette éponge convient à tous les types de peau, même celles atteintes d’eczéma ou de psoriasis. Elle peut s’utiliser avec ou sans produit nettoyant (selon l’usage voulu). Pour un usage nettoyant, utilisez un nettoyant doux, et pour un usage exfoliant, vous pouvez l’utiliser seule. Conservez-la au réfrigérateur si vous ne l’utilisez pas tous les jours, l’effet sur la peau sera d’autant plus agréable. Lorsqu’elle commence à s’effriter, il faut en changer.

Le problème de la brosse et l’éponge konjac est le transport. En effet, pas toujours sèche lorsque l’on part en week-end, pensez à utiliser un contenant hermétique. Ces deux accessoires permettent de réduire les déchets cosmétiques, car ils se gardent longtemps, notamment la brosse. L’éponge konjac quant à elle, se conserve environ 3 mois, et est totalement biodégradable.

Les Gommages naturels : un gommage par définition, est un traitement de la peau qui se fait avec des ingrédients exfoliants. Un exfoliant, lui a pour rôle de séparer les cellules mortes qui se détachent, de l’épiderme. Le gommage, sert également activer la micro-circulation sanguine, renouveler nos cellules, et donc avoir un beau teint. C’est un soin en surface qui agit sur la dernière couche de la peau, l’épiderme.

Selon votre type de peau, la fréquence des gommages et masques ne sera pas la même. Si vous avez la peau sèche et/ou sensible, un gommage toutes les deux semaines. Si vous avez la peau grasse et/ou avec des imperfections, ce sera un par semaine. Pour ma part, j’ai la peau grasse avec quelques imperfections, j’effectue un gommage/masque par semaine, et c’est suffisant. Tout comme pour le nettoyage du visage, pas la peine d’utiliser de gommage trop agressif, et de frotter comme des fous. La peau est un organe sensible et réactif, et vous risquerez de l’abîmer, à vouloir frotter trop fort. Il est simple de réduire ses déchets cosmétiques, en utilisant des ingrédients se trouvant déjà dans notre cuisine. Voici quelques exemples de gommages doux à faire chez vous, selon votre type de peau.Gommages pour différents types de peaux: réduisons nos déchets cosmétiques

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je sais que l’utilisation d’huile végétale fait peur quand on a la peau grasse et acnéique, mais sachez que les huiles végétales vous seront d’une grande aide. En effet, la peau est grasse à cause d’une surproduction de sébum, et cela favorise l’apparition d’acné, car les pores s’obstruent. Le sébum, lui, a pour rôle de protéger la peau des attaques extérieures. Les produits “spéciaux” pour peaux grasses ont souvent tendance à décaper la peau, qui va produire encore plus de sébum pour se protéger. Sachez donc, que les huiles Noisette et Jojoba régulent la production de sébum. L’huile végétale de Nigelle purifie, est anti-inflammatoire et cicatrisante.

Si malgré tout, vous avez du mal à utiliser les huiles végétales, vous pourrez les remplacer par des hydrolats ou des eaux florales. Pour les peaux grasses, l’hydrolat de Lavande ou de Géranium. Les peaux acnéiques pourront utiliser, l’hydrolat de Tea tree ou de Romarin.

Les masques naturels : une fois votre peau débarrassée de ses impuretés grâce au gommage, vous pouvez appliquer votre masque. Le masque a pour rôle d’apporter des vertus bénéfiques à votre peau. Masque purifiant, raffermissant, hydratant, anti points noirs, etc. L’ingrédient le plus connu et le plus réputé est l’argile. Il existe plus types d’argiles qui s’adaptent à toutes les peaux. En voici quelques exemples :

Types d'argiles : réduisons os déchets cosmétiques

  • Blanche : riche en silice, c’est une argile neutre qui s’adapte à tous types de peau. Décongestionnant, elle lutte contre la grise mine, elle ressource la peau en profondeur
  • Jaune : avec sa composition minérale proche de l’argile verte, elle est également reconnue pour son pouvoir exfoliant. Elle atténue les tâches de pigmentation, purifie et est tonifiante.
  • Verte : riche en minéraux, elle tout particulièrement appréciée par les peaux grasses, elle purifie, et est très absorbante. Utilisée régulièrement, ses effets sont très bénéfiques et visibles, grâce à son fort pouvoir rééquilibrant.
  • Rose : mélange d’argile rouge et blanche, elle est parfaite pour les peaux sensibles et fragiles. Très douce, elle est tonifiante et donne bonne mine, en affinant délicatement le grain de peau.
  • Rouge : source de minéraux et oxyde de fer, elle est réputée pour redonner tout son éclat au teint brouillé. Apporte un léger teint hâlé et rend la peau douce. Nettoyante et purifiante, elle est également détoxifiante.

L’utilisation d’argile pour des masques cosmétiques permet une réduction des déchets cosmétiques, car elle s’achète souvent en grande quantité et se conserve très longtemps. Achetez-la toujours en poudre et non en pâte, pour les mêmes raisons que l’éponge konjac sèche. La pâte d’argile contient de l’eau, et donc un conservateur pour être commercialisée.

Pour manipuler de l’argile, n’utilisez pas d’ustensiles ou de contenants en fer. En effet, l’interaction entre les ions du métal et ceux de l’argile, font perdre les propriétés de l’argile. Préférez, les spatules en bois, et les bols en céramique. Pour ma part, j’utilise une cuillère en bambou. Au niveau de la quantité, environ 2-3 cuillères/spatules sont suffisantes. Vous pouvez mélanger avec de l’eau, ou avec des eaux florales ou hydrolats. Choisissez-les en fonction de votre type de peau, en voici une liste. Ajoutez l’eau cuillère par cuillère, et ménagez entre chaque ajout. Avec cette méthode, vous serez sûre d’obtenir un résultat homogène, ni trop d’eau, ni pas assez.

Mis à part les argiles, j’utilise énormément les poudres ayurvédiques, qui possèdent énormément de propriétés. J’utilise également du curcuma (le même que dans ma cuisine, oui oui), mais également du charbon végétal activé, de la spiruline, etc.

Après avoir laissé poser le masque 15 minutes voici le moment du rinçage. Vous pouvez vous aider de votre éponge konjac, qui vous facilitera la tache, tout en vous massant. Après avoir rincé le produit, n’oubliez jamais de vous hydrater la peau. Pour cela, parlons de l’Aloe vera :

Hydratation par les plantes : l’aloe vera alias l’Aloe barbadensis Miller, est une plante succulente de la famille des liliacés qui comprend la catégorie des cactées. Il existe près de 300 espèces d’Aloe qui poussent dans des zones sèches et arides. Doté d’excellentes vertus pharmaceutiques, l’aloe vera est également reconnu pour ses bienfaits en cosmétique. Il n’existe aucune contre-indication dans l’utilisation de l’aloe vera, mis à part peut-être pour les personnes allergiques à l’ail et à l’oignon. Cette plante a énormément de vertus, en voici quelques exemples. On dit que c’est un anti-oxydant puissant, qui hydrate, adoucit la peau, mais qui est également un excellent régulateur cutané. C’est également un indispensable dans la lutte contre le vieillissement de la peau. Il soulage les peaux sensibles et s’adapte à toutes les peaux en cas de brûlures et/ou irritations.

En cosmétique, nous utilisons le gel d’aloe, qui est fabriqué à base de jus d’aloe vera et de gomme (type gomme xanthane). Ou bien tout simplement prélevé sur la plante elle-même. C’est ce que à quoi nous allons nous intéresser ici. Coupez une tige de la plante à sa base. Inutile de ne couper qu’un petit bout, car le reste de la tige va sécher et se décomposer. ll faut ensuite laisser s’écouler les anthranoïdes, un liquide jaune/vert qui peut être irritant pour la peau. Pour ce faire, il faut placer la tige dans un récipient. Le côté coupé de la tige vers le centre pour faciliter l’écoulement.

Ensuite, coupez la tige en plusieurs morceaux (selon la longueur), gardez-en un à disposition et placez les autres au congélateur. Coupez le morceau que nous avez gardé dans la longueur, et prélevez le gel. Vous pourrez l’utiliser directement sur votre peau. Utiliser une plante d’aloe vera, permettra de réduire vos déchets cosmétiques, car les tiges vont repousser, ainsi plus besoin d’en acheter !plante aloe vera : réduisons nos déchets cosmétiquesDe par son pouvoir astringent (qui resserre les tissus) et tenseur, le gel d’aloe vera peut laisser une impression de tiraillement. Pour remédier à cela, je vous conseille de l’utiliser avec de l’huile végétale.

  • Peau sèche : Argan, Avocat, Baobab, Camélia, Bourrache, Germes de blé, Oléine de Karité, Onagre
  • Sensible : Amande douce BIO, Calendula BIO, Coton BIO
  • Grasse : Jojoba, Noisette, Macadamia, Sésame
  • Acnéique : Jojoba, Noisette, Macadamia, Sésame, Nigelle
  • Mixte : Chanvre, Jojoba, Noisette, Macadamia, Sésame, Yangu

Voilà, vous savez tout de ma routine visage qui a pour but de réduire les déchets cosmétiques au maximum. Le prochain grand article de ce dossier sur la réduction des déchets cosmétiques, concernera les soins du corps. Restez donc connectés pour toujours plus de bons tuyaux :).